Preskočiť na obsah

Košík

Váš košík je prázdny

1860 1904 1905 1914 1930 1960 2005 2015


Un voyage parfumé à travers le temps

L’univers Krigler est un voyage. Des récits de pays lointains et de lieux au patrimoine terrestre magnifique. Mais aussi l’histoire tourmentée du siècle dernier et la traversée de cette époque par la famille. Une grande sensualité, le souci du détail, un artisanat classique, le sens du style et le courage de recommencer. Le luxe artisanal de la composition à travers le temps.


De Berlin à Moscou (1860)

Le voyage commence à Berlin, où Albert Krigler naît en 1860. À cette époque, le jeune étudiant en chimie occupe déjà son premier poste professionnel et part pour la Russie impériale, à Moscou, où vient d’être fondée la célèbre maison française de parfumerie Rallet. De nombreux jeunes Européens, passionnés par l’art de créer des fragrances, y affluent, attirés par la joie de vivre. À 19 ans, Albert tombe amoureux de la fille d’un parfumeur français—également son collègue. Ils se fiancent en 1879, et Albert compose avec passion le plus beau des parfums pour célébrer leurs fiançailles. Premier parfum et cadeau chargé d’émotion, Pleasure Gardenia 79 est une explosion florale de jasmin, mimosa et gardénia, dédiée à leur amour. L’inspiration ne vient pas seulement de sa relation avec Charlotte, mais aussi des gardénias des jardins entourant les temples dorés du Kinkaku-ji à Kyoto—motifs très en vogue dans les laques japonaises exposées à Moscou à cette époque. Pleasure Gardenia 79 deviendra une signature essentielle, et l’est encore aujourd’hui dans l’histoire mondiale du parfum.

De Moscou à Saint-Pétersbourg, puis à Berlin (1904)

En 1904, Albert Krigler se lance à son compte et crée des compositions magnifiques, que l’on appelle aussi des parfums. Il s’installe avec sa famille à Saint-Pétersbourg et ouvre un boudoir où la haute société vient se faire créer des senteurs personnelles. À cette époque, le “Haute Parfum” est au sommet de la tendance. Le premier parfum vendu en plus des créations sur mesure est Pleasure Gardenia 79, toujours affectueusement surnommé “le parfum des fiançailles” dans la famille. Vient ensuite le tout premier parfum masculin, hommage d’Albert au musée de l’Ermitage. Comme il le disait : “Si vous sentez cette note noble, boisée et épicée, vous pouvez vous imaginer en train de traverser les célèbres salles du musée.”

Le choix des noms anglais apparaît alors, car en Russie tout ce qui est britannique est très à la mode—et l’on comprend pourquoi : le tsar est apparenté à la famille royale anglaise. Un autre détail se lit dans les noms : le numéro indique l’année de création de la fragrance, un témoignage de son époque—un code devenu, et resté, une signature des parfums Krigler. L’ère impériale russe s’achève et le boudoir de Saint-Pétersbourg ferme définitivement ses portes. Pour fuir les troubles de la révolution, la famille retourne à Berlin en 1905, revenant à ses racines, là où Albert est né. La bourgeoisie berlinoise découvre la maison Krigler, et porter ses parfums devient synonyme d’élégance élitiste et de chic. Albert se voit proposer un emplacement exceptionnel à l’hôtel Viktoria, Unter den Linden, pour ouvrir son nouveau boudoir, sans imaginer qu’il vient d’inventer un concept de succès durable : les hôtels deviennent le cœur de la parfumerie Krigler. Le premier parfum créé à Berlin, Schöne Linden 05, porte le nom du célèbre boulevard. Ses notes lumineuses de tilleul nous émeuvent encore aujourd’hui, légèrement modernisées… Un parfum pour les élégantes qui flânent sur les grandes avenues des métropoles.

De Berlin à la France (1905)

Albert voyage beaucoup dans les années suivantes et, selon son journal, découvre de nouveaux pays, de nouvelles senteurs, de nouvelles inspirations. Parmi elles, l’une est tout particulièrement marquante : l’élégance absolue d’Eleganter Schwan 06, un parfum qui évoque les jardins du château de Neuschwanstein, qu’il visite à chaque séjour familial en Bavière. Subtle Orchid 10 raconte l’histoire d’un café près de la rue Saint-Honoré à Paris, où il aime retrouver ses amis, tandis que le parfum opulent des orchidées se mêle à la douceur des viennoiseries. Good Fir 11 naît des forêts parfumées des montagnes du Colorado, traversées lors d’un voyage en train de New York à San Francisco—un trajet qui durait plusieurs jours à l’époque !

Bientôt, des parfumeries s’établissent en Allemagne, en Autriche, en Suisse et sur la Côte d’Azur, nouveau centre de vie de la famille. Charlotte, originaire d’Antibes, a le mal du pays et souhaite rentrer chez elle. Albert, prêt à tout par amour, décide de trouver un nouveau foyer. La propriété qu’il y acquiert deviendra le lieu où naîtront le plus grand nombre de fragrances. En quelques années, il ouvre des boutiques à Cannes, Monte-Carlo et Paris. Une maison en Champagne voit le jour, qu’Albert appelle en plaisantant “Château Krigler”. Il immortalise les fleurs du jardin dans Chateau Krigler 12, devenu plus tard une fragrance iconique. Au départ, ce parfum ne rencontre pas le succès, car il va à l’encontre de la tendance des senteurs lourdes et intenses—trop léger, trop floral, trop révolutionnaire pour l’époque ! Plus tard, des familles royales du monde entier en tomberont amoureuses. Un an après, il crée Champfleury 132, son pendant masculin, plus épicé et musqué. Albert développe environ cinq fragrances par an, mais ne les lance pas toutes—comme le suggère le dernier chiffre : 132 signifie qu’il s’agissait de sa deuxième création en 1913.

{"statementLink":"","footerHtml":" ","hideMobile":false,"hideTrigger":false,"disableBgProcess":false,"language":"en","position":"left","leadColor":"#146ff8","triggerColor":"#146ff8","triggerRadius":"50%","triggerPositionX":"right","triggerPositionY":"bottom","triggerIcon":"people","triggerSize":"medium","triggerOffsetX":20,"triggerOffsetY":20,"mobile":{"triggerSize":"small","triggerPositionX":"right","triggerPositionY":"bottom","triggerOffsetX":10,"triggerOffsetY":10,"triggerRadius":"50%"}}